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Vivre sa fertilité, méthode sympto-thermique

J’avais envie de partager (depuis longtemps) autour de la manière dont je vis  les périodes de mon cycle menstruel.  gynecee 

 J’ai commencé la méthode symptothermique il y a environ 11 ans, en gros, voilà ce que je faisais au début : prise des températures le matin avant le lever et observation de la glaire cervicale au niveau de la vulve. Ces observations permettent de définir la période de fertilité au cours du cycle.

La méthode est très bien décrite en long et en large, en étudiant tous les cas possibles et s’appuyant sur plein de tests, statistiques, bref du sérieux dans un livre sur lequel je me suis appuyée et auquel je vous renvoie : « L’art de vivre sa fertilité, méthode sympto-thermique de régulation naturelle des naissances » de Josef Rötzer. c’est touffu et dense, mais complet.

Je donne aussi en fin d’article d’autres références où trouver tout plein d’informations.

Personnellement, j’ai laissé tomber les prises de températures qui nécessitent une certaine régularité d’heure de coucher, ou pas trop tard, le fait de ne pas trop se relever la nuit (pas toujours le cas avec 3 enfants en bas âge…). Par contre j’observe attentivement mes glaires cervicales, des sécrétions produites par le col de l’utérus, dont la texture change au cours du cycle ce qui détermine la viabilité ou non des spermatozoides.

Important, je la prélève maintenant directement au col de l’utérus et non pas à la vulve où son observation est beaucoup moins sûre. Pour cela, je mets un pied sur la baignoire et j’introduis deux doigts dans le vagin, je trouve facilement le col de l’uterus, je le « trais » et récupère ainsi sur mes doigts la glaire. Cela fait partie de ma toilette matinale.

Cette observation commence  dés la fin de mes règles et je vais suivre précisément son évolution. De quasiment inexistente ou pâteuse et blanchâtre, collante, granuleuse, elle va devenir de plus en plus fluide, filante, transparente, jusqu’à devenir liquide. En fait dès qu’elle change de texture, qu’elle devient légèrement plus filante, je considère que je suis en phase de fertilité. Cela correspond aussi à une modification du col de l’utérus : de fermé et dur en période infertile (légèrement ouvert chez moi, quand même, suite sans doute aux grossesses), il va s’ouvrir et s’amollir de plus en plus, je peux facilement alors y mettre une phalange.  Son inclinaison se modifie également.

Suite à mes observations et ayant un cycle plutôt régulier, je sais que je peux compter 6 jours après le jour 1 de mes règles durant lesquels je peux avoir un rapport sans précaution par rapport à une fécondation. La période fertile commence vers le 7-8-9ème jour. Je sais que si je prenais les températures, je pourrais être plus précise. Je prends une  marge un peu plus large.

Ensuite il faut continuer à observer cette glaire qui devient de plus en plus filante, avec un pic qui ne dure pas  longtemps, une journée, voire une demi journée où elle va presque disparaitre tellement elle est fluide, elle coule littéralement. Puis elle redevient rapidement granuleuse, collante, presque d’un coup. A partir de là, il faut noter ce jour de glaire de meilleure qualité et on compte 4 jours complets avant d’être de nouveau infertile. De même le col redurcit et on compte 3 jours de col dur. Pour les températures, il ya une augmentation pendant la phase ovulatoire et on compte 3 températures hautes successives après ce pic de glaire. On peut ressentir aussi en y étant atttentive une douleur dans le bas ventre à cette période, qui est la période ovulatoire. On ne détermine pas le jour de l’ovulation, mais la période durant laquelle il pourrait y avoir fécondation, en tenant compte de la durée de vie des spermatozoides et de l’ovule. Pendant le reste du cycle, la glaire reste pâteuse, collante.

Apparemment, les 3 indices rigoureusement observés permettraient une fiabilité supérieure aux méthodes contraceptives conventionnelles.

Evidemment,  la phase fertile ne veut pas dire abstinence, il faut juste avoir recours à des pratiques sexuelles non fécondantes, justement l’occasion de varier les plaisirs et de se laisser aller à de la créativité. On peut aussi utiliser le préservatif ou le diaphragme (que je n’ai pas testé).

Grand avantage de cette méthode, elle ne repose pas que sur les épaules de la femme, sa pratique et sa responsabilité se partagent puisque les deux partenaires doivent être au courant  du cycle. L’homme peut faire lui même les observations de glaire et du col, l’occasion de plus d’intimité, de dialogue et de connaissance du corps. Je parle evidemment dans le cadre d’une relation un peu durable.

Pour la femme, c’est une formidable opportunité de se connaitre, du dedans, de s’apprivoiser intimement, au plus profond de son corps de son fonctionnement, de ses ressentis les plus délicats. C’est une véritable jouissance de reconnaitre les moments de son cycle, une reconnection que j’estime nécessaire. Un bon moyen, d’aller au delà des tabous liés à cette partie de notre corps et je pense une bonne manière de se réapproprier sa sexualité et sa puissance féminine, de se familiariser et se pacifier avec ses sécrétions, ce qui coule de son corps, de démystifier tout ça.

Même si ce n’est pas la méthode que vous souhaitez employer, je ne saurais trop conseiller de pratiquer ces observations.

Bien sûr, cette méthode marche aussi très bien dans l’autre sens et peut aider à la conception d’un enfant.

Elle peut être pratiquée même avec un cycle irrégulier et demandera juste plus d’attention. Par contre, j’ai remarqué que le fait d’y mettre de la conscience et de l’attention avait justement pour conséquence de régulariser.

Avant d’être sûre de soi, il y a besoin d’une bonne phase d’apprentissage et d’observation pour apprendre à se connaitre. Chacune va avoir des particularités propres et l’intérêt est justement d’apprendre à les connaitre. Mais au bout d’un moment, cela tient presque de l’intuition et on est attentive aux sensations très fines. C’est aussi un autre moyen de présence au corps très concret et utile.

 Et plus de conscience, c’est important !!

Ca amène aussi une notion de prise en main, de responsabilisation, on ne délègue pas à produit ou mécanisme extérieur la régulation de ce processus naturel. Sans parler des conséquences plus que néfastes de la pillule sur la santé et l’environnement.

Point important également, elle nécessite c’est sûr de la rigueur, et il y a des cas particuliers comme la maladie, ou autres perturbations comme un travail énergétique qui peuvent modifier le cycle, donc être vigilante dans ces cas là. Par contre, elle nécessite d’être vraiment au clair sur les désirs des deux partenaires quant à la volonté d’avoir un enfant ou non, et elle peut permettre de le mettre à jour, mais ni plus ni moins plus qu’une pillule oubliée par hasard….

Voilà mon expérience quant à cette question très importante et j’espère qu’elle aura pu être utile, à vous de faire vos observations et choix en conscience….

Féminité, fertilité

Féminité, fertilité

 

Il existe aussi des stages pour être formés et accompagnés à cette méthode.

 Il y a même un application qui permet de gérer les cycles, je n’ai pas testé, mais il y a aussi plein d’info sur leur site : 

http://sympto.org/home-main_fr.html

http://sympto.org/data/manual_fr_sympto.pdf

http://www.methodes-naturelles.fr/

http://www.lagrandesante.com/articles/sante/la-methode-sympto-thermique-de-regulation-des-naissances

L’art de vivre sa fertilité, livre dont je parle plus haut

Que se passe-t-il dans mon corps?, un excellent livre destiné aux jeunes filles 

Petit rappel :

La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme, c’est-à-dire les différentes méthodes qui ont pour but d’éviter une grossesse.

De manière générale, les méthodes contraceptives agissent :

Les méthodes de contraception, à l’exception près la méthode de stérilisation chirurgicale, sont réversibles et temporaires.